Lu dans la presse écrite

Quotatis tisse sa toile (Le Figaro)


La société spécialisée dans la mise en relation sur Internet entre demandeurs de devis et
prestataires locaux renforce son réseau de prestataires en rachetant un de ses
concurrents, devistravo.com.
Après quatre années d'investissements et de déploiement à l'international (Royaume-Uni,
Allemagne et Espagne), Quotatis accentue sa croissance. Cette société spécialisée dans la mise en
relation sur Internet entre demandeurs de devis (particuliers et entreprises) et des prestataires
locaux sur le secteur de l'habitat notamment, a racheté devistravo.com, également présente dans
la mise en relation mais, elle, dans le bâtiment. Et ce, pour renforcer son réseau de prestataires. «
D'après une étude BVA, 96% des personnes interrogées déclarent vouloir consulter au moins trois
prestataires pour faire le bon choix », précise Didier Heen, directeur général de Quotatis.
Cette opération s'inscrit dans la politique d'acquisitions ciblées de Quotatis. « Notre objectif est de
fédérer l'ensemble des acteurs du marché, les industriels et les institutionnels, soit par des
partenariats, soit par des acquisitions, autour d'un nouveau moteur de monétisation, le « pay-perlead*
». Nous nous positionnons entre le « pay-per-clic » de Google et l'annuaire de Pages Jaunes,
affirme Didier Heen.
Le groupe est ainsi « entremetteur de business de plus d'une centaine de marques telles que Le
Figaro.fr, Orange, TF1.fr, L'Express, Capital, en France, et de Pages Jaunes…en Espagne. « Nous
opérons déjà les demandes détectées par QDQ, la filiale espagnole de Pages Jaunes. Plutôt qu'un
concurrent, je vois les Pages Jaunes comme un partenaire », souligne Didier Heen. Un partenaire
potentiel en France ? « Pourquoi pas ! Pages Jaunes est un challenger en Espagne. Les challengers
sont sans doute plus innovateurs que les leaders », poursuit Didier Heen.
Le rachat de Devistravo va permettre à Quotatis de disposer de 1.200 prestataires de services
supplémentaires qui vont pouvoir accéder aux 600.000 projets que Quotatis traite en moyenne
chaque année, en France, et 1 million si l'on ajoute l'Allemagne, l'Angleterre et l'Espagne.
Poursuivre l'internationalisation
En 2010, Quotatis espère surfer sur la vague « positive » de 2009. « Nous n'avons constaté aucun
effet crise sur nos activités. Malgré le contexte économique incertain, les particuliers n'ont pas
arrêté de rénover leurs habitations. Et continueront à le faire en 2010 », déclare Didier Heen.
Présente essentiellement sur l'habitat et l'énergie, Quotatis a vu son chiffre d'affaires passer de
530.000 euros en 2004 à plus de 12 millions d'euros en 2009. Ce qui représente une croissance
moyenne annuelle de 87%.
Le groupe souhaite également se spécialiser dans d'autres secteurs et se développer dans de
nouveaux pays. « Je ne peux pas vous en dire plus. Cela impacterait les discussions que nous
menons actuellement avec d'autres sociétés, nous a expliqué le directeur général de Quotatis.
Autre perspective pour 2010 : intégrer son service à un guichet unique d'un important acteur. «
Cette stratégie est motivée par le fait qu'aujourd'hui les clients veulent s'adresser à un seul et
même acteur capable de leur offrir un bouquet de services (site web, visibilité, prospection,
marketing-direct…). Une société comme La Poste l'a parfaitement compris avec leur nouveau
produit marketing Box e-commerce ».
Quotatis envisage à long terme de s'introduire en Bourse. « La Caisse des Dépôts et Consignations
et Banexi n'ont pas vocation à rester nos actionnaires éternellement. Maintenant, tout dépendra de
notre taille, de l'environnement économique et du projet que nous présenterons. Pour l'heure, nous
n'avons pas besoin de la Bourse pour vivre », commente Didier Heen. Et d'ajouter : « Mais nous
pourrions également envisager d'être rachetée par un acteur financier ou un industriel ».
*Si le « pay-per-clic » consiste pour un publicitaire à rémunérer l'annonceur en fonction du nombre
de clics sur la publicité, le « pay-per-lead » est un modèle où l'affilié est rémunéré en fonction du
nombre de formulaires remplis par les visiteurs qu'il renvoit vers l'affilieur. Dans les deux cas, le
publicitaire et l'affilieur ne sont facturés que si respectivement l'annonceur (Google, par exemple)
et l'affilié ne « délivrent ».